MGA et courtiers grossistes : un marché qui accélère, sous surveillance renforcée des compagnies
Le modèle des Managing General Agents (MGA) et des courtiers grossistes poursuit son expansion en France, en particulier sur les segments techniques : responsabilité civile professionnelle, financial lines, cyber et risques complexes pour les PME. Ces acteurs gagnent du terrain face aux intermédiaires traditionnels sur les risques spécialisés — un mouvement de fond plus qu'un effet ponctuel.
Grossiste, MGA, délégataire : des rôles proches, mais pas identiques
Un courtier grossiste distribue en packageant des offres pour les courtiers de détail ; une MGA porte, elle, une délégation de souscription et souvent de gestion accordée par un assureur. Dans la pratique, beaucoup d'acteurs sont hybrides — grossistes et délégataires à la fois — ce qui complique la lecture du marché mais ne change rien à l'exigence de fond : quel que soit le montage, l'assureur porteur du risque reste responsable de ce qui est souscrit et géré en son nom.
Ce que ça change pour les compagnies
Conséquence directe de cette croissance : les compagnies auditent désormais plus systématiquement leurs courtiers délégataires, au-delà des seuls indicateurs de sinistralité — sécurité des serveurs et plans de reprise d'activité testés font partie des points de contrôle qui montent en importance.
C'est très exactement le terrain d'Okayo Data Integration (ODI) : importer, contrôler et historiser les bordereaux transmis par un réseau de délégataires, avec des règles de blocage et d'alerte paramétrables — pour qu'un audit de délégation ne repose pas sur une consolidation manuelle de fichiers plats.
